La loi de finances du Tchad pour 2026 étend la réforme de la TVA et de la fiscalité électronique

Le président tchadien Mahamat Déby a promulgué la loi de finances 2026, qui représente une modernisation en profondeur du système fiscal visant à élargir l'assiette fiscale, à encourager certains secteurs économiques ciblés et à renforcer l'administration fiscale grâce à la numérisation. En outre, la loi de finances introduit des réformes qui combinent des ajustements des impôts directs et indirects, de la politique douanière et des procédures de conformité, marquant ainsi une évolution vers une plus grande transparence et une perception plus efficace des recettes.
Mesures fiscales indirectes
Les mesures fiscales indirectes prévues par la loi de finances 2026 du Tchad, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2026, sont fortement axées sur les priorités sociales et environnementales. Les exonérations de TVA sont étendues aux équipements liés aux énergies renouvelables, aux machines agricoles, aux produits médicaux et à certains produits alimentaires, dans le but de réduire les coûts dans les secteurs essentiels et liés au développement durable. Parallèlement, le système de TVA est élargi aux services numériques, obligeant les plateformes numériques nationales et étrangères à collecter et à reverser la TVA, alignant ainsi la fiscalité sur l'économie numérique.
En outre, un mécanisme d'autoliquidation est introduit pour les transactions avec un fournisseur non assujetti à la TVA. Une autre nouveauté consiste à étendre le taux réduit de TVA de 9 % aux produits laitiers et à la viande produits localement afin de soutenir l'agriculture nationale et d'alléger la pression sur les prix à la consommation. De nouvelles mesures réforment également les règles en matière d'accises et de douanes. Plus précisément, des droits d'accise spécifiques sont imposés sur les boissons importées, tandis que les taux d'accise sont augmentés pour des produits tels que le polypropylène et les cosmétiques.
Un élément essentiel de la réforme concerne la modernisation de l'administration fiscale et de la conformité, notamment l'introduction de la facturation électronique obligatoire pour les dépenses publiques et l'obligation pour les assujettis d'utiliser le système centralisé e-Tax pour les activités de conformité. En outre, un échange automatisé de données entre les institutions désignées est introduit afin d'améliorer la surveillance et la détection des risques. Parallèlement, le délai pour les demandes d'évaluation fiscale est raccourci à six mois afin d'accélérer le règlement des litiges et l'application de la loi.
Conclusion
Dans l'ensemble, la loi de finances 2026 du Tchad est moins une mise à jour fiscale de routine qu'une déclaration claire de l'orientation du pays vers une économie fiscale numérique et fondée sur des règles. Si elle est mise en œuvre efficacement, cette loi pourrait renforcer considérablement la génération de recettes tout en remodelant le mode de fonctionnement, de déclaration et de concurrence des entreprises au Tchad. Cependant, le moment critique réside dans la réalisation des objectifs fixés et des mesures prévues.
Source: KPMG
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