Règles relatives à la TVA en Azerbaïdjan pour les plateformes de commerce électronique étrangères
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Fin février, le gouvernement azerbaïdjanais a adopté des réformes globales ayant des répercussions sur le commerce électronique étranger, les importations culturelles et les investissements stratégiques. Entre autres, la nouvelle législation impose l'enregistrement électronique à la TVA pour les plateformes de commerce électronique étrangères qui desservent une clientèle locale. Plus précisément, la nouvelle législation définit un seuil d'enregistrement, précise quels services relèvent ou non du champ d'application des règles du commerce électronique, et précise comment sont traitées les transactions B2B et B2C.
Impact sur les prestataires de services numériques étrangers
Avant l'adoption de ces nouvelles règles, les fournisseurs étrangers pouvaient fournir des services numériques transfrontaliers sans obligation d'enregistrement, la conformité étant largement volontaire. Toutefois, en vertu des nouvelles règles, ces prestataires doivent s'enregistrer à la TVA dès que leur chiffre d'affaires annuel brut réalisé auprès de clients azerbaïdjanais dépasse l'équivalent en AZN de 10 000 USD, soit actuellement 17 000 AZN. L'enregistrement doit être effectué dans les 30 jours suivant le dépassement de ce seuil. L'obligation de s'enregistrer à la TVA entrera en vigueur le 23 août 2026.
À la suite d'un changement de réglementation, les prestataires étrangers assujettis à la TVA sont tenus de verser la TVA directement au budget de l'État pour les fournitures B2C, ce qui décharge les clients locaux de la charge de l'autoliquidation. En d'autres termes, les prestataires étrangers ne sont pas tenus de percevoir et de reverser la TVA sur les transactions B2B.
Il convient de noter que certains services, notamment le conseil, les services juridiques, financiers, comptables, de conception, d'ingénierie, l'enseignement en ligne en temps réel et la vente de billets pour des événements, restent hors du champ d'application du commerce électronique en vertu de ces règles. Les services qui relèvent de ce champ d'application comprennent le téléchargement de livres électroniques, de musique, de matériel audiovisuel, de graphiques, de jeux virtuels et de logiciels, ainsi que la diffusion de publicités.
Conclusion
Compte tenu des nouvelles règles et réglementations, les prestataires étrangers doivent évaluer si leurs offres relèvent de la définition du commerce électronique et déterminer le statut d'enregistrement à la TVA de leurs clients, c'est-à-dire s'il s'agit de particuliers ou d'entreprises. En outre, les entreprises étrangères doivent suivre les revenus provenant de sources azerbaïdjanaises afin de garantir une mise en conformité en temps opportun.
Par ailleurs, comme des règlements d'application supplémentaires sont attendus dans les mois à venir, les fournisseurs étrangers devraient suivre l'évolution de la situation, car de nouveaux documents officiels devraient clarifier les exigences en matière de déclaration, d'administration et de conformité pratique.
Source: KPMG
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