Explication du délai de grâce pour la facturation électronique B2B en France (2026-2027)
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Le gouvernement français a annoncé une proposition visant à modifier les règles obligatoires en matière de facturation et de déclaration électroniques interentreprises, en prévoyant un délai de grâce de deux ans. Toutefois, ce délai de grâce ne s'appliquera pas à tous les assujettis, mais uniquement à ceux qui font preuve de bonne foi pour se conformer aux exigences en matière de facturation électronique. L'objectif de cette mesure est de donner aux entreprises suffisamment de temps et de marge de manœuvre pour relever les défis techniques et organisationnels de la transition, qui commence le 1er septembre 2026 et devient totalement obligatoire le 1er septembre 2027.
Portée et effets des modifications proposées
Avec les amendements proposés, le gouvernement français propose une période de grâce allant du 1er septembre 2026 au 31 août 2027, qui devrait aider les entreprises à passer en douceur à la facturation électronique interentreprises obligatoire et à s'y retrouver.
La raison principale de cette proposition, comme indiqué dans la proposition, est que la mise en œuvre stricte au 1er septembre 2026 pose un risque de blocage systémique, y compris des factures rejetées, des paiements suspendus, des pertes de trésorerie et la paralysie des chaînes de valeur. Par conséquent, pour garantir le succès de cette réforme vitale, une mise en œuvre plus contrôlée du système est nécessaire.
Le délai de grâce comprend un moratoire sur les sanctions et un certain niveau de tolérance administrative. Ainsi, pendant cette période, les entreprises ne seront pas sanctionnées en cas de non-respect technique des nouvelles règles de facturation et de déclaration électroniques, à condition que les problèmes soient soulevés de bonne foi. En outre, un mécanisme de suspension pourrait être prévu pour les situations dans lesquelles des erreurs ou anomalies techniques répétées affectent plusieurs parties.
Notamment, même si les entreprises rencontrent des difficultés lors du passage à la facturation électronique, la capacité du client à déduire la TVA devrait rester intacte, à condition que la facture contienne toutes les informations essentielles requises par la loi. La proposition souligne également qu'en cas de rejet d'un grand nombre de factures ou de défaillance majeure du système, il est essentiel que les entreprises puissent continuer à émettre et à recevoir des factures sans interruption. Il convient donc de mettre en place un plan de continuité des activités afin de garantir que la facturation et les paiements puissent se poursuivre en cas de besoin.
Conclusion
Il est important de noter que le délai de grâce de deux ans ne retarde pas la mise en œuvre de la facturation électronique interentreprises obligatoire. Il la protège néanmoins en veillant à ce qu'une mise en œuvre trop rigide ne nuise pas à la trésorerie des entreprises ou ne perturbe pas le mouvement normal des paiements. Bien qu'il offre un certain niveau de flexibilité dans le processus de mise en œuvre, les entreprises ne devraient pas s'appuyer sur ce mécanisme pour éviter de se conformer aux changements à venir.
Source: Assemblée nationale - Proposition d'amendement n° I : Assemblée nationale - Proposition d'amendement n° I-1028, TVAà propos
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