Le 19 juillet 2024, la loi de modification autrichienne 2024 a été publiée au Journal officiel. Cette loi introduit des changements importants, notamment des modifications de la loi sur l'impôt sur le revenu de 1988, de la loi sur l'impôt sur les sociétés de 1988, de la loi sur l'imposition minimale, de la loi sur la taxe sur les ventes de 1994 et du Code fédéral des impôts.
Certains des changements les plus importants concernent la définition des obligations pour toutes les entreprises opérant dans d'autres États membres de l'UE ainsi que les procédures et critères du régime particulier applicable aux petites entreprises dans les États membres.
Impact sur les petites entreprises
Les modifications entrées en vigueur le 20 juillet 2024 ont relevé le seuil d'immatriculation à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 35 000 EUR à 42 000 EUR pour le chiffre d'affaires de l'année civile précédente, non dépassé au cours de l'année en cours. Cette limite ne tient pas compte du chiffre d'affaires issu d'opérations accessoires, y compris la cession d'entreprises et le chiffre d'affaires exonéré.
Pour que cette règle s'applique, des conditions supplémentaires s'imposent si l'entreprise opère dans un autre État membre :
- Le chiffre d'affaires annuel à l'échelle de l'UE ne doit pas dépasser le seuil de 100 000 EUR au cours de l'année civile précédente et ne doit pas être dépassé au cours de l'année en cours, et
- l'entreprise a demandé l'exonération dans un autre État membre.
Si une petite entreprise opérant dans un autre État membre dépasse le seuil de chiffre d'affaires annuel à l'échelle de l'UE, l'exonération de la taxe cesse de s'appliquer à compter de ce moment. Toutefois, si le seuil applicable aux petites entreprises n'est pas dépassé de plus de 10 %, l'exonération de la taxe peut encore être invoquée jusqu'à la fin de l'année civile.
Les petites entreprises qui souhaitent recourir au régime particulier des petites entreprises de l'UE et qui exercent leur activité en Autriche peuvent être identifiées pour la procédure après avoir soumis une notification préalable via le portail mis en place à cet effet par le ministère fédéral des Finances (FMoF). Elles ne peuvent le faire que si leur chiffre d'affaires annuel à l'échelle de l'UE n'a pas dépassé 100 000 EUR au cours de l'année civile précédente et n'a pas encore dépassé 100 000 EUR au cours de l'année en cours. En outre, au moins un État membre confirme la demande d'allègement fiscal progressif.
Si ces conditions sont remplies, les petites entreprises recevront un numéro d'identification de petite entreprise dans un délai de 35 jours ouvrables à compter de la réception de la notification préalable, sauf si un délai plus long est nécessaire pour prévenir la fraude ou l'évasion fiscales.
Les petites entreprises doivent déclarer le chiffre d'affaires réalisé dans chacun des États membres pour chaque trimestre civil via le portail du FMoF. La déclaration doit être soumise dans un délai d'un mois à compter de la fin du trimestre civil. En cas de dépassement du seuil, les petites entreprises doivent déclarer l'excédent dans un délai de 15 jours ouvrables, ainsi que le nombre de livraisons et autres services fournis depuis le début du trimestre civil en cours jusqu'au moment du dépassement du seuil.
Conclusion
Ces modifications de la législation autrichienne concernent la mise en œuvre du nouveau régime PME à l'échelle de l'UE, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2025. De plus en plus d'États membres de l'UE modifient leur législation nationale pour se préparer à la nouvelle règle applicable aux PME.

