Une cour sud-africaine statue qu'un ministre ne peut modifier le taux de TVA
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Dans le cadre du budget 2025, le ministère des Finances a cherché à augmenter le taux de TVA de 15 % à 15,5 % en 2025, puis à 16 % en 2026. Cependant, l'Alliance démocratique (DA) a contesté cette mesure, affirmant que le ministre des Finances n'avait pas le pouvoir de modifier le taux de TVA par le biais d'une annonce budgétaire. Le litige entre le ministre des Finances, Enoch Godongwana, et la DA a été réglé par la Haute Cour du Cap-Occidental.
Décision de la Cour et impact sur les futures modifications de la TVA
En mars dernier, le ministre Enoch Godongwana a annoncé dans le budget 2025 que le taux de TVA passerait à 15,5 % à compter de mai 2025, puis à 16 % à compter du 1er avril 2026. Cependant, face à la contestation publique et à la pression des autres partis politiques, le ministre a annulé en avril dernier l'augmentation prévue du taux normal de TVA.
Néanmoins, en avril 2025, la Haute Cour du Cap-Occidental a examiné une requête urgente déposée par le DA démocratique et les Economic Freedom Fighters (EFF). Les deux partis politiques ont demandé l'annulation des résolutions adoptées par l'Assemblée nationale et le Conseil national des provinces approuvant les rapports de leurs commissions financières respectives sur le budget 2025.
Après l'audience, le ministre Godongwana a annoncé qu'il présenterait le projet de loi de 2025 sur les taux et les montants monétaires et la modification des lois fiscales, souvent appelé « Rates Bill ». Il a en outre déclaré qu'en vertu de ce projet de loi, le taux de TVA resterait fixé à 15 %. Le ministre a également informé officiellement le Parlement que le projet de loi comprendrait des dispositions visant à annuler l'augmentation du taux de TVA annoncée à l'article 7(4) de la loi sur la TVA.
Cela a soulevé une autre question : le ministre des Finances devrait-il avoir le pouvoir de fixer ou de modifier le taux de TVA ? La DA a fait valoir que ce pouvoir appartient uniquement au Parlement, car il s'agit de l'organe élu qui représente le peuple et qui est donc responsable des décisions en matière fiscale.
La Haute Cour du Cap-Occidental a souscrit à cet argument, déclarant que permettre au ministre d'ajuster unilatéralement le taux de TVA constituait une délégation inadmissible du pouvoir législatif. En outre, la décision souligne le principe constitutionnel selon lequel les décisions fiscales doivent rester soumises au contrôle parlementaire afin de garantir la surveillance et la représentation démocratiques, et a déclaré inconstitutionnel l'article 7(4) de la loi sud-africaine sur la TVA.
La Cour a ajouté que cette disposition ne comportait pas de limites claires, telles que des plafonds sur l'augmentation ou la diminution du taux, ou des indications sur le moment où ce pouvoir devait être utilisé, ce qui donnait au ministre un pouvoir discrétionnaire illimité sur une taxe qui touche tous les consommateurs.
Conclusion
Bien que la Cour ait déclaré la disposition invalide, elle a suspendu la décision pendant 24 mois afin de donner au Parlement le temps de modifier la loi et de corriger le problème constitutionnel, qui doit finalement être confirmé par la Cour constitutionnelle avant de prendre pleinement effet. Il est important de noter que cette décision confirme le principe « pas d'imposition sans représentation », ce qui signifie que toute modification de la TVA affectant les Sud-Africains doit être débattue et approuvée dans le cadre d'un processus législatif approprié.
Source: Bloomberg, Alliance démocratique d'Afrique du Sud, VATabout
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