Les modifications des lois fiscales sont entrées en vigueur en décembre 2024, modifiant plusieurs lois, dont la loi relative à l'impôt sur le revenu, la loi relative à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), la loi relative aux droits d'accise et diverses autres lois fiscales. Les modifications des lois sur la TVA comprennent l'abrogation du seuil prévu au titre de la taxe en amont, le retrait de la liste des biens exonérés, la modification de certaines exonérations de TVA et l'introduction de nouvelles exonérations de TVA.
Impact des modifications
Les modifications ont ajouté un nouveau paragraphe à l'article 17 de la loi sur la TVA concernant les effets de la modification des taux applicables. Plus précisément, elles portent sur les situations où une livraison était imposable au taux normal de 16 % avant le 1er juillet 2022, a ensuite bénéficié d'un taux réduit de 8 % et est finalement devenue détaxée ou exonérée, entraînant un excédent de crédits de TVA. En vertu des règles modifiées, les entreprises peuvent demander une exonération au commissaire dans les six mois suivant l'entrée en vigueur de la disposition.
Les modifications de la loi sur la TVA comprennent la suppression de dispositions spécifiques marquant la suppression du seuil qui permettait auparavant une déduction totale de la taxe en amont pour les entreprises réalisant plus de 90 % de livraisons imposables. En vertu de la nouvelle règle, la TVA en amont ne peut être déduite que selon le principe de proportionnalité, ce qui signifie que la TVA en amont peut être déduite proportionnellement aux livraisons imposables de l'entreprise.
L'exonération de la TVA a été élargie pour inclure le Service national de renseignement et les services sociaux des forces de défense. Cette décision devrait harmoniser le traitement TVA de tous les biens fournis pour un usage officiel par les agences de sécurité.
L'un des changements les plus importants est la suppression de la taxe sur les services numériques (DST) de 1,5 % et son remplacement par la taxe de 3 % sur la présence économique significative (SEP). Bien que la SEP ne s'applique pas aux non-résidents dont le chiffre d'affaires annuel est inférieur à 5 millions de KES, la loi régissant la SEP ne prévoit pas de présence économique substantielle émanant de la base d'utilisateurs, ce qui rend la taxe SEP très semblable à la DST.
Conclusion
Les assujettis résidents et non-résidents doivent examiner attentivement la manière dont les nouvelles règles et réglementations affectent leurs activités et leurs obligations en matière de TVA. En outre, les contribuables non-résidents doivent se familiariser avec la législation relative à la taxe SEP et déterminer s'ils y sont soumis.
Source: PwC

