Le Conseil fiscal danois s'est récemment prononcé sur la question de savoir si les services liés aux podcasts peuvent bénéficier de l'exonération de TVA applicable aux prestations artistiques. Plus précisément, le Conseil a examiné si l'animation d'un podcast, la réalisation de recherches, la préparation de questions et l'animation des échanges répondaient aux critères de l'exonération de TVA danoise applicable aux prestations artistiques.
Les faits de l'affaire
L'affaire concerne un animateur de podcast qui fournit des services à G1 sur facturation et prévoit de dépasser le seuil d'immatriculation à la TVA de 50 000 DKK au cours de l'année. L'animateur conserve la responsabilité éditoriale d'un podcast hebdomadaire et est chargé d'organiser et de conduire l'émission. À l'inverse, G1 assure la production technique, y compris le montage audio et vidéo, et fournit tout le matériel nécessaire.
Le podcast porte sur un sujet précis, offrant à la fois une vue d'ensemble et une analyse approfondie de l'actualité. L'animateur collabore avec un co-animateur qui possède une expertise spécialisée sur le sujet. L'animateur jouit d'une grande liberté éditoriale et travaille avec le co-animateur pour définir le contenu, choisir les invités, élaborer les thèmes à venir et décider de l'angle propre à chaque épisode.
Par conséquent, l'animateur est le premier responsable du contenu, de la structure, de la perspective, de la trame des questions et du déroulé général de l'émission. Malgré ces responsabilités créatives et éditoriales, la question centrale est de savoir si les services de l'animateur constituent une prestation artistique éligible à l'exonération au titre de la loi danoise sur la TVA.
Le Conseil fiscal danois a estimé que ces activités ne témoignaient pas du niveau d'effort individuel, indépendant et créatif exigé pour une prestation artistique. En particulier, le travail de l'animateur a été considéré comme essentiellement journalistique et technique, plutôt que comme une œuvre intellectuelle ou artistique originale comparable à l'écriture créative.
Conclusion
L'enseignement essentiel est que, pour qu'un service journalistique ou médiatique soit qualifié de prestation artistique, il doit comporter une contribution individuelle, indépendante et créative, caractérisée par l'originalité et un haut degré de liberté éditoriale. Dès lors que l'intéressé a essentiellement exercé le rôle d'animateur de podcast sans fournir de véritable prestation artistique créative, ces services restent soumis à la TVA danoise.

