Le gouvernement français a confirmé qu'il ne reporterait pas le calendrier de mise en oeuvre du système obligatoire de facturation électronique et de e-reporting B2B, malgré les attentes largement répandues selon lesquelles le gouvernement pourrait retarder le déploiement jusqu'au 1er décembre 2026. Toutefois, l'administration fiscale française a annoncé une approche d'application plus souple pendant la période initiale de mise en oeuvre.
Portée des directives
À la mi-juillet, l'administration fiscale française a publié un guide pratique de démarrage pour la réforme obligatoire de facturation électronique du pays, expliquant comment les entreprises, les plateformes de facturation électronique et les autorités publiques doivent gérer la période de transition. L'une des remarques les plus importantes de ce guide est que l'obligation de recevoir des factures électroniques via des plateformes agréées s'applique à compter du 1er septembre 2026.
Par ailleurs, l'administration fiscale a précisé que la réforme ne modifie que le mode de transmission et de déclaration des factures, et non les règles commerciales et fiscales sous-jacentes. Cela signifie que les principes existants relatifs aux obligations de paiement, à la comptabilisation, aux droits à déduction de la TVA et aux relations commerciales demeurent inchangés.
En outre, le guide souligne que les solutions de secours temporaires pendant la période de transition ne sont destinées qu'à des mesures d'urgence et ne peuvent remplacer le respect du système de facturation électronique. Par conséquent, les entreprises rencontrant des problèmes techniques doivent les résoudre et revenir au canal électronique agréé dès que possible.
Les factures reçues par des méthodes traditionnelles, telles que l'e-mail, le PDF ou le papier, ne perdront pas leur validité juridique. Puisque le mode de transmission n'affecte pas le fond de la transaction, ces factures restent exigibles et ouvrent droit à déduction de la TVA. Lorsque les entreprises reçoivent la même facture par plusieurs canaux, elles doivent désigner une version comme document de référence officiel et traiter les copies supplémentaires comme des doublons, plutôt que de les rejeter ou de les traiter plusieurs fois.
Le guide confirme une approche progressive de la mise en conformité, dans laquelle les entreprises sont invitées à mettre en place leurs processus de facturation électronique et de e-reporting tout en continuant à progresser vers une conformité totale. Les entreprises tenues de se conformer à compter du 1er septembre 2027 n'ont pas besoin de modifier immédiatement leurs processus de facturation. Elles peuvent toutefois adopter volontairement la facturation électronique plus tôt si la transition est correctement gérée via une plateforme agréée, avec des données de facture complètes et une communication avec les clients.
Points clés à retenir
Le guide indique clairement qu'il n'y aura pas de report de la facturation électronique et du e-reporting B2B obligatoires, malgré les attentes du marché. L'administration fiscale a également précisé ce à quoi ressemble en pratique le fait d'agir de bonne foi et ce qui est attendu des assujettis pendant les phases de préparation et de transition, jusqu'à la mise en oeuvre et la conformité complètes.

