La Karnataka's Authority for Advance Ruling (KAAR) a rendu une décision concernant les obligations d'Uber au titre du Goods and Services Tax (GST) Act en Inde. Cette décision a un impact important sur Uber et sur les chauffeurs qui proposent des courses via son application. Elle fait suite à celle par laquelle la KAAR avait jugé que la société de VTC Rapido était redevable de la GST sur les services fournis par les chauffeurs utilisant son application.

Portée de la décision

La KAAR a indiqué qu'Uber est un opérateur de commerce électronique et que, à ce titre, il doit collecter et reverser la GST sur les services fournis par les chauffeurs utilisant l'application. En outre, la GST s'applique même si l'application ne fait que mettre en relation les chauffeurs et les utilisateurs, les chauffeurs assurant la prestation des services.

Uber a fait valoir que cette décision est erronée et qu'il ne peut être traité comme un opérateur de commerce électronique, dans la mesure où il ne collecte pas les frais de course ; ce sont les chauffeurs qui facturent ces frais directement aux clients.

La KAAR a toutefois indiqué qu'Uber remplit tous les critères pour être considéré comme un opérateur de commerce électronique et que, au titre du GST Act, la collecte de frais n'est pas nécessaire pour être qualifié d'opérateur de commerce électronique. Selon la KAAR, Uber est le fournisseur des services et les chauffeurs fournissent les services aux consommateurs. Par conséquent, Uber, en tant qu'opérateur de commerce électronique et fournisseur de services, est responsable de la collecte et du reversement de la GST.

Conclusion

Les décisions de la KAAR concernant Rapido et Uber revêtent une importance capitale, car elles transfèrent la responsabilité de la collecte et du reversement de la GST aux entreprises technologiques qui exploitent les applications de VTC. Reste à voir ce qu'Uber entreprendra pour contester et faire annuler cette décision.

Néanmoins, à la lumière de cette décision, il apparaît clairement que toutes les applications de VTC — telles que les autorickshaws, les radiotaxis, les motor cabs, les maxi cabs et les motos — qui se contentent de mettre en relation chauffeurs et clients peuvent être redevables de la GST, même lorsqu'elles ne collectent pas les frais de course.

Source : Business Line, The Economic Times, Sag Info Tech – Advance Ruling