Le 18 juin 2024, le ministère roumain des Finances (MoF) a publié un communiqué de presse annonçant des changements importants dans la réglementation fiscale du pays. Ces changements renforceront la lutte contre l'évasion fiscale et amélioreront la précision et l'efficacité de la collecte de l'impôt.

Le MoF propose des modifications et des ajouts au moyen d'un projet d'acte normatif visant à gérer et à mettre en œuvre le système national RO e-Factura, les dispositifs électroniques de marquage fiscal, ainsi que l'exclusion des droits d'accise de la procédure de restructuration des obligations budgétaires.

Modifications du système national RO e-Factura

En vertu de la nouvelle législation, les entreprises peuvent utiliser le système RO e-Factura pour les transactions B2C à partir du 1er juillet 2024. Toutefois, à compter du 1er janvier 2025, toutes les entreprises émettant des factures à des consommateurs devront les déclarer via le système RO e-Factura.

Les associations, fondations et agriculteurs individuels appliquant le régime spécial des agriculteurs seront temporairement dispensés d'utiliser le système RO e-Factura jusqu'au 30 juin 2025, le temps de s'adapter au système. Ils peuvent choisir de l'utiliser avant cette date, son usage devenant obligatoire pour toutes ces catégories à partir du 1er juillet 2025.

Les entreprises émettant des factures non liées à la TVA ainsi que les entités telles que les missions diplomatiques ou les postes consulaires, d'autres organismes internationaux et les forces armées des États membres de l'OTAN sont dispensées de l'utilisation obligatoire du système RO e-Factura. Ces entités peuvent toutefois choisir d'utiliser le système de facturation électronique si elles le souhaitent.

Par ailleurs, si les bénéficiaires ne reçoivent pas les factures via le système national RO e-Factura dans le délai imparti pour les livraisons de biens ou les prestations de services payées au moment de la livraison ou de la prestation, ils peuvent en informer les autorités fiscales compétentes.

Comme l'a expliqué le ministre Marcel Boloș, ces changements s'inscrivent également dans le prolongement des discussions en cours au niveau de l'UE concernant l'obligation d'une facturation électronique fondée sur la norme européenne, tant pour les transactions B2B que B2C.

Conclusion

Alors que de plus en plus de pays dans le monde introduisent une facturation électronique obligatoire pour les transactions B2B et B2C, et compte tenu des efforts de l'UE pour mettre en place un système de déclaration numérique en temps réel fondé sur la facturation électronique, les changements proposés par le MoF roumain semblent constituer une étape logique dans la bonne direction. Ces mesures représentent en outre une part importante des efforts de digitalisation de l'Agence nationale de l'administration fiscale (ANAF).

Source : Le ministère roumain des Finances