La surtaxe sur les importations imposée par Trump bloquée par un tribunal commercial américain
La Cour américaine du commerce international (CIT) a rendu une décision importante concernant l'application du décret présidentiel en vertu duquel le président Trump avait instauré une surtaxe temporaire de 10 % sur les marchandises entrant aux États-Unis. Cette surtaxe a été imposée en vertu de l'article 122 de la loi sur le commerce de 1974, en réponse à la décision de la Cour suprême des États-Unis selon laquelle le président Trump n'avait pas le pouvoir, en vertu de l'IEEPA, d'imposer des droits de douane spécifiques à certains pays en 2025.
Aperçu de l'affaire et de la décision de la CIT
L'affaire a été portée devant les tribunaux après que plusieurs États américains, menés par l'Oregon, ainsi que des importateurs privés tels que Burlap & Barrel, ont contesté la légalité de la proclamation présidentielle. Ensemble, ils ont fait valoir que l'administration Trump avait outrepassé les pouvoirs qui lui avaient été conférés par le Congrès. Plus précisément, ils ont affirmé que les conditions économiques requises en vertu de l'article 122 n'avaient pas été correctement établies et que la surtaxe fonctionnait en réalité comme une mesure tarifaire générale sans justification légale suffisante.
Tout d'abord, le CIT a accordé une attention particulière à la question de la qualité pour agir avant d'aborder le fond du litige. Après avoir soigneusement examiné tous les faits, le CIT a jugé que plusieurs « importateurs plaignants », dont l’État de Washington, Burlap & Barrel et Basic Fun, avaient démontré un préjudice financier suffisamment direct et immédiat pour contester la proclamation. En revanche, l’Oregon et plusieurs autres États non importateurs ont été déboutés pour défaut de qualité pour agir, leurs allégations de préjudice économique indirect étant jugées trop spéculatives.
Au cœur du litige se trouvait la signification de l’expression « déficits de la balance des paiements » figurant à l’article 122 de la loi sur le commerce de 1974, qui confère au président le pouvoir temporaire d’imposer des restrictions à l’importation ou des surtaxes lorsque les États-Unis sont confrontés à de graves difficultés de paiement à l’échelle internationale. Cependant, les plaignants ont fait valoir que la proclamation étendait de manière abusive la signification de ce terme au-delà de l’intention du Congrès, permettant en fait au pouvoir exécutif d’utiliser l’article 122 comme un vaste outil de politique commerciale.
Après avoir examiné l’historique législatif de l’article 122 et le contexte économique dans lequel il a été promulgué en 1975, le CIT a conclu que le Congrès avait défini les « déficits de la balance des paiements » en utilisant les indicateurs traditionnels de Bretton Woods, se référant spécifiquement aux déficits mesurés par la liquidité, les règlements officiels ou la balance de base des paiements internationaux. De plus, le Congrès avait lié le pouvoir présidentiel à ces concepts économiques spécifiques et n’avait pas eu l’intention de créer un pouvoir flexible ou illimité.
En conséquence, le CIT a estimé qu’il n’existait pas de véritable litige sur des faits importants nécessitant un procès et a rendu une injonction permanente empêchant le gouvernement de mettre en œuvre ou d’appliquer la surtaxe. Cette décision a effectivement annulé la proclamation, à moins qu’elle ne soit infirmée en appel.
Conclusion
Cette décision renforce les limites judiciaires imposées aux pouvoirs commerciaux du président et précise que les pouvoirs commerciaux d’urgence ou temporaires ne peuvent être utilisés sans que des conditions légales claires soient remplies. Pour les entreprises, et en particulier les importateurs, cette décision supprime la charge financière immédiate que représente la surtaxe de 10 % et apporte une plus grande certitude quant aux limites des mesures commerciales prises par l’exécutif.
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