Le 16 mars, le Département du revenu de l'Indiana (DOR) a publié une décision fiscale concernant une société qui a développé un logiciel utilisé pour organiser des enchères et son rôle de facilitateur de marché aux fins de la taxe sur les ventes et de la taxe d'utilisation. En outre, cette décision souligne la distinction fondamentale entre les ventes facilitées et les ventes directes, ainsi que leur traitement fiscal respectif.

Faits de l'affaire et décision du DOR

La société fournit des logiciels d'enchères pour les enchères traditionnelles, en ligne et hybrides, et héberge l'infrastructure et les outils nécessaires à leur organisation. Cependant, la société n'intervient pas dans les transactions proprement dites entre vendeurs et acheteurs, et ne gère pas non plus les paiements. Il convient de noter que la société ne participe pas aux enchères, ne détient ni ne met en vente de marchandises, et n'est en aucune façon impliquée dans les enchères.

Sur la base de ces faits, le DOR de l'Indiana a déterminé que la société n'était pas assujettie à la taxe de vente en tant que facilitateur de marché au sens de la réglementation de l'Indiana. Le DOR a souligné que pour être considérées comme des facilitateurs de marché, les entreprises doivent être activement impliquées, c'est-à-dire qu'elles doivent permettre et contrôler des éléments clés d'une transaction. Ces éléments clés des transactions comprennent la mise en vente de produits, le traitement des paiements ou toute autre intervention dans le flux commercial entre le vendeur et l'acheteur.

Étant donné que la société ne fournissait qu'une infrastructure, sans prendre part à l'exécution ou à la gestion des ventes, elle n'est pas tenue de percevoir et de reverser la taxe de vente sur ces transactions d'enchères. Toutefois, le DOR a précisé que la société est responsable de la perception et du versement de la taxe de vente de l'Indiana sur ses propres ventes directes de logiciels téléchargeables et d'offres SaaS vendues à ses clients.

Conclusion

La décision du DOR a une nouvelle fois confirmé que les obligations en matière de taxe de vente dépendent moins de l'existence d'une plateforme que du niveau d'implication dans la transaction sous-jacente. Plus précisément, le simple fait de fournir des outils et une infrastructure ne suffit pas pour être considéré comme un facilitateur de marché. En revanche, le fait de participer activement à la transaction ou de la contrôler déclenche l'application des règles relatives aux facilitateurs de marché.

Source: Département du revenu de l'Indiana